Aigrette des Récifs (Egretta gularis)
2012
Pérou: Une histoire de chapeau
À chacun son chapeau et à chaque coiffe sa signification. Au Pérou, et plus généralement en pays andin, on ne plaisante pas lorsqu’il s’agit de choisir son couvre-chef.
En effet, chaque chapeau, au-delà de ses fonctions pratiques et décoratives, est un véritable code social. Il fournit des informations précieuses sur son porteur : statut social, situation maritale ou encore appartenance ethnique. Porter un chapeau dans les Andes, c’est affirmer son identité aux yeux de tous.
La diversité des coiffes péruviennes témoigne d’une identité culturelle forte et préservée.
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Pérou: Les géoglyphes de Nazca
Il fait particulièrement chaud aujourd’hui, l’air est sec, il n’a pas plu depuis plusieurs mois, c’est pour cela que vous traversez le grand désert. Le but à atteindre, la montagne située à l’autre extrémité. Là-bas vit Kon, le dieu serviteur qui transmet les messages provenant de la terre jusqu’au ciel. En échange de l’offrande que vous lui destinez, il portera peut-être votre message. Ce dernier implore les dieux du ciel de faire pleuvoir une fois encore sur les cultures du village.
Pour trouver votre chemin jusqu’à la montagne, vous suivez d’étranges tracés figurants au sol. Ces tracés n’ont encore jamais été observés dans leur intégralité par l’homme. Pour cela il faudrait voler, tel le condor, mais ce don, tout comme ces dessins, est réservé aux oiseaux célestes et aux dieux.
Les géoglyphes
La civilisation Nazca (200 à 600 après J.C.) nous a laissé une empreinte archéologique unique au monde : les géoglyphes de Nazca. Tracés il y a plus de 1500 ans sur un plateau désertique de la côte ouest du Pérou, ils sont inscrits depuis 1994 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco.
Ces dessins impressionnent par leur échelle : la plus grande ligne mesure 11 km de long, tandis que les figures d’animaux atteignent parfois plusieurs centaines de mètres. On dénombre plus de 350 figures réparties sur 500 km². Les Nazcas, qui vénéraient des divinités issues des univers minéral et animal, ont ainsi représenté leur bestiaire sacré.
Grâce à l’absence de vent et de pluie sur le plateau (moins de 30 mm de précipitations annuelles), ces œuvres ont résisté au temps, témoignant aujourd’hui encore du génie artistique de ce peuple, malgré les dégradations causées par les civilisations modernes, comme la section du « Lézard » par la route Panaméricaine.
Situation des géoglyphes de Nazca
Une bande de culture, entourée par le désert de Nazca
Des formes géométriques : triangles, lignes et bandes
Depuis le mirador de 13 mètres, la figure de « L’arbre » ne prend pas encore tout son sens
Le survol révèle la richesse des figures : « L’arbre », la « Grenouille » et le « Lézard » sectionné par la route.
La fabrication
Le sol du désert est constitué d’une fine couche de pierres ferreuses sombres recouvrant un sol de gypse plus clair. Pour dessiner, les Nazcas retiraient les pierres sombres pour faire apparaître le contraste. Malgré l’impossibilité de contrôler leur ouvrage depuis le ciel, ils ont tracé des figures géométriques parfaites en utilisant des cordages tendus entre des pieux ou en reproduisant à grande échelle des modèles réduits dessinés sur des supports quadrillés.
Les roches oxydées ont été placées sur le côté pour laisser apparaître une bande plus claire
Formes géométriques
« La baleine ». La vie des Nazcas était liée à la mer, et plusieurs animaux marins sont représentés.
Cette bande a nécessité le déplacement d’une grande quantité de roches
Quelques théories
Depuis 70 ans, les archéologues cherchent à percer ce mystère. Paul Kosok voyait en la plaine « le plus grand livre d’astronomie du monde », une théorie approfondie par Maria Reich qui y voyait un calendrier agricole basé sur la position des étoiles. Si certains ont évoqué des pistes d’atterrissage extra-terrestres, des études récentes suggèrent un lien avec l’eau : les lignes suivraient des rivières souterraines ou pointeraient vers des réserves d’eau cruciales pour l’irrigation.
« Le chien », une figure liée à la fertilité
« Le colibri » : son bec pointe vers le soleil levant lors du solstice d’hiver
Le « Condor » (ou Héron) dont la ligne parallèle pointe vers le soleil levant du solstice d’été
« Le Singe », symbole mystérieux possédant un nombre de doigts différent à chaque main
« L’araignée », symbole de fécondité lié aux cycles lunaires et aux semis
Yemen: L’île de Socotra
Socotra est une île du Yémen. Elle a une superficie de 3579 km² et se situe à plus de 250 km de la côte la plus proche. Cet isolement, loin de toute influence extérieure, a permis à la faune et à la flore de l’île de se développer selon son propre schéma. Ainsi, un tiers des plantes présentes sur Socotra ne poussent nulle part ailleurs sur la planète.
Parmi tant d’autres, Dracaena Cinnabari, le dragonnier de Socotra (ou arbre sang-dragon) surprend par la forme de ses ramures. On peut aussi rencontrer Adenium Obesum Socotranum, une sous-espèce d’adénium à la sève très toxique. Cette plante ne pousse pas en terre, mais se fixe aux rochers et épouse leurs formes. Elle stocke l’eau nécessaire à sa survie au cœur de son tronc, ce qui lui a valu le surnom d’arbre-bouteille.
Socotra est aussi généreuse par les paysages qu’elle affiche. Le littoral nord, balayé par les vents, a vu peu à peu se créer de longues dunes de sable blanc. Le cœur de l’île, montagneux, atteint les 1525 mètres d’altitude, et le relief y est très accidenté.
Localisation de Socotra, Yémen
Épave le long de la côte nord de Socotra
La côte nord
Le vent entraîne l’accumulation de sable le long du littoral
Dune de sable dans le Nord-Est
Transport par dromadaire
Le cœur de l’île
Les montagnes du centre
Relief au centre de l’île
Un Arbre Bouteille, ou rosier du désert
Papillon
Monocentropus balfouri, une espèce d’araignée endémique à l’île de Socotra
Lézard
Socotri
Marcheur et sang-dragon de Socotra
Panache de végétation
Forêt d’arbres sang-dragon
Sang-dragons au coucher du soleil
Village dans les hauteurs de l’île
Promenade
Amin le berger
Enfants socotris
Jeune socotri
Jeune fille
Un arbre à encens
Puit naturel
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Arbre Sang-Dragon, Socotra, Yemen
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