
Chamois Alpin (Rupicapra rupicapra rupicapra)
La France possède une diversité de paysages et de milieux naturels exceptionnelle. Des côtes de la Manche aux sommets des Alpes, des forêts tempérées aux plaines agricoles, des falaises atlantiques aux rivages méditerranéens, la métropole rassemble à elle seule une remarquable variété d’écosystèmes. Mais la France ne se limite pas au continent européen. Grâce à ses territoires d’outre-mer, répartis dans les océans Atlantique, Indien, Pacifique et Austral, elle est présente sur plusieurs continents et possède la deuxième plus vaste zone économique exclusive au monde, offrant une richesse naturelle parmi les plus importantes de la planète.
Les photographies réunies dans cette catégorie illustrent cette diversité. Elles ont été réalisées aussi bien en France métropolitaine, notamment dans les Alpes, qu’à La Réunion, île volcanique de l’océan Indien réputée pour ses paysages spectaculaires et sa biodiversité unique. Elles témoignent de la richesse de la faune française, mais aussi de la variété des environnements qui composent ce territoire aux multiples visages.
À travers ces photographies, je vous invite à découvrir une France où montagnes, littoraux, forêts, îles volcaniques et espaces sauvages rappellent que la plus grande richesse du pays réside peut-être dans la diversité de ses paysages et de son patrimoine naturel.
Symbole fragile des paysages alpins, l’Apollon rappelle la richesse — et la vulnérabilité — de la biodiversité de montagne.
Renaissant chaque été sur les versants ensoleillés des Alpes, l’Apollon (Parnassius apollo) est l’un des papillons les plus emblématiques d’Europe.
Ses ailes blanches, parsemées de taches noires et de deux grands ocelles rouges bordés de noir, ne sont pas seulement esthétiques : elles servent à effrayer les prédateurs en simulant les yeux d’un animal plus grand. Très sensible aux variations de température, l’Apollon est un « baromètre » du changement climatique. Ses chenilles dépendent exclusivement des plantes grasses (comme les orpins) qui poussent dans les éboulis. La fermeture des milieux ouverts et le réchauffement global poussent aujourd’hui cette espèce à migrer toujours plus haut vers les sommets.