Grand Héron (Ardea herodias) – Costa Rica
Le Costa Rica est souvent considéré comme l’un des plus grands sanctuaires de biodiversité au monde. Bien qu’il ne représente qu’environ 0,03 % de la surface terrestre de la planète, il abrite près de 5 % des espèces connues, un chiffre exceptionnel qui s’explique par la diversité de ses climats et de ses habitats. Entre volcans, forêts tropicales, mangroves et côtes bordées par les océans Pacifique et Atlantique, le pays offre une mosaïque d’écosystèmes d’une richesse remarquable.
Précurseur en matière de protection de la nature, le Costa Rica a consacré près d’un tiers de son territoire à des parcs nationaux et des réserves naturelles. Cette politique de conservation a permis de préserver une faune et une flore exceptionnelles, faisant du pays une destination incontournable pour les passionnés de photographie animalière et de nature. À travers ces photographies, je vous invite à découvrir quelques fragments de cette incroyable diversité.
Fourmis coupe-feuille, Costa Rica
Également appelées fourmis champignonnistes, les fourmis coupe-feuille vivent dans les régions tropicales. Ces fourmis se nourrissent essentiellement d’un champignon particulier qu’elles font pousser au fond de leur fourmilière. Ce champignon pousse sur un substrat composé de feuilles récoltées puis mâchées par les fourmis coupe-feuille.
La fourmi photographiée apporte un fragment de feuille à la fourmilière. Elle est capable de soulever une centaine de fois son propre poids, les passagers clandestins qui sont montés sur la feuille ne devraient donc pas la mettre plus en difficulté.
Paresseux d’Hoffmann (Choloepus hoffmanni)
Le paresseux tient son nom de la lenteur qu’il met à accomplir les actions les plus simples et à son appétit pour les longues siestes.
Cet animal dort plus de 18 heures par jour. Quand il ne dort pas, c’est pour se nourrir des feuilles de l’arbre qu’il aura choisi méticuleusement.
Bien que cet animal soit très agile lorsqu’il grimpe aux arbres, il est très maladroit lorsqu’il se déplace au sol, ce qui le place à la merci de ses prédateurs terrestres: les jaguars et les serpents. Le paresseux ne descend donc à terre qu’une fois par semaine, pour déféquer, et au besoin pour changer d’arbre.
En amour aussi le paresseux prend son temps. De nature très solitaire, le mâle attendra d’avoir 4 ou 5 ans avant de chercher une compagne. Le couple, une fois formé, restera enlacé pendant 48 heures . Il se séparera à la fin de l’accouplement, chacun retournant à une vie en solitaire.