Loup d’Abyssinie nez au vent

Loup d’Abyssinie (Canis simensis) humant l’air des hauts plateaux – Montagnes de Bale, Éthiopie

Loup d’Abyssinie humant l’air des hauts plateaux, Éthiopie

Le loup d’Abyssinie (Canis simensis), aussi appelé chacal du Simien, est le canidé le plus rare au monde, endémique des hauts plateaux éthiopiens. Spécialiste de la chasse aux rongeurs, il parcourt les prairies d’altitude avec une élégance remarquable.

Sur cette photo, un individu semble humer l’air du matin, peut-être à la recherche d’une proie, ou simplement attentif aux signes discrets de son environnement. Avec moins de 500 individus à l’état sauvage, chaque observation est un privilège. Sa robe rousse, son museau effilé et sa posture alerte en font un emblème discret mais emblématique de l’Éthiopie sauvage.

Jeune femelle Gélada sur un cactus

Jeune femelle Gélada (Theropithecus gelada) perchée sur un cactus, Éthiopie

Une spécialisation unique parmi les primates pour survivre dans les prairies d’altitude.

Le gélada, primate endémique des hauts plateaux d’Éthiopie, se distingue par un régime alimentaire presque exclusivement herbivore.

Contrairement à la plupart des singes, il passe la majorité de sa journée à brouter de l’herbe, à la manière des ruminants. Plus de 90 % de son alimentation est composée de pousses, de graines, de racines, de fleurs… et même de cactus, dont il consomme les parties tendres riches en eau. Cette spécialisation unique lui permet de survivre sur l’Altiplano éthiopien, où les ressources sont saisonnières. Sur cette image, une jeune femelle explore avec agilité les ressources offertes par la flore locale, témoignant de l’incroyable adaptation de l’espèce.

Le Loup d’Abyssinie, sentinelle des hauts plateaux abyssins

Loup d’Abyssinie (Canis simensis) debout dans les hautes herbes, Éthiopie

Une silhouette qui s’immobilise, attentive, dans le silence des hauts plateaux.

À la lisière du jour, dans les vastes étendues des hauts plateaux éthiopiens, le Loup d’Abyssinie (Canis simensis) incarne l’élégance et la discrétion.

Ses pas feutrés le mènent à travers les pâturages d’altitude, où il scrute chaque mouvement dans l’herbe, à l’affût de ses proies favorites, principalement des rongeurs endémiques. Cette image révèle la profonde harmonie entre l’animal et son environnement : lignes douces, lumière diffuse, silence suspendu. Espèce en danger critique d’extinction, ce prédateur solitaire des montagnes du Simien et de Bale est un symbole de la beauté brute et fragile de l’Abyssinie.

Le Loup d’Abyssinie, le guetteur des hauts plateaux éthiopiens

Le

Le Loup d’Abyssinie, le guetteur des hauts plateaux éthiopiens

 

Solitaire sur les hauts plateaux d’Abyssinie, le loup d’Éthiopie scrute l’horizon. Ce prédateur élancé, parfaitement adapté aux grands espaces d’altitude, est aujourd’hui l’un des mammifères les plus menacés du continent africain. Victime de la fragmentation de son habitat et des maladies transmises par les chiens domestiques, il ne subsisterait qu’environ 500 individus à l’état sauvage.

Mâle Nyala de montagne (Tragelaphus buxtoni) – Montagne de Bale, Ethiopie

Mâle

Mâle Nyala de montagne (Tragelaphus buxtoni) – Montagne de Bale, Ethiopie

 

Timide et discret, le nyala de montagne vit uniquement sur les hauts plateaux d’Éthiopie, entre landes d’altitude, forêts de bruyères et clairières ombragées. On estime qu’il reste à l’état sauvage entre 2 000 et 4 000 individus, la majorité étant concentrée dans les montagnes du Balé, au cœur du dernier refuge de l’espèce.

Chez les mâles, la silhouette est majestueuse : plus grands, plus sombres que les femelles, ils portent de longues cornes spiralées et une crinière noire qui se dresse en cas de tension ou de parade. Ces attributs font d’eux des spectres élégants des forêts d’altitude, rares et insaisissables.

Meute de Loups d’Abyssinie en patrouille dans les montagnes de Balé (Canis simensis), Ethiopie


Meute

Meute de Loups d’Abyssinie en patrouille dans les montagnes de Balé (Canis simensis), Ethiopie

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Les loups d’Abyssinie se nourrissent presque exclusivement de rongeurs. Leur habitat se limite aux hauts plateaux et aux montagnes éthiopiennes, où la densité de rongeurs est particulièrement élevée. Dans les montagnes du Balé, où cette photo a été prise, on recense jusqu’à 6 000 rongeurs par kilomètre carré.

Ce régime alimentaire a façonné leur comportement : à la différence des autres espèces de loups, qui chassent en meute de grandes proies, les loups d’Abyssinie mènent des chasses solitaires.
Pourtant, chaque matin, avant de se disperser pour traquer leur gibier, les membres du clan effectuent ensemble une patrouille sur leur territoire.

Ce jour-là, six loups du clan Meguiti arpentaient les terres qu’ils défendent, veillant à ce qu’aucun intrus ne s’y aventure.

Japon: Un singe à l’habitude surprenante

Les snow monkeys (en japonais, nihonzaru 日本猿) ou macaques japonais (Macaca fuscata) représentent la seule espèce de primate vivant à l’état sauvage au Japon. Cette espèce est d’ailleurs endémique de l’archipel nippon. Ces singes sont principalement présents dans les régions montagneuses, à des altitudes variant de 500 à 2 500 mètres. En hiver, lorsque les températures deviennent rigoureuses, ce singe a pris une habitude surprenante : celle de se plonger dans des sources d’eau chaude afin de se réchauffer !

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Jeu chez le Loup d’Abyssinie (Canis simensis), Ethiopie

Jeu

Jeu chez le Loup d’Abyssinie (Canis simensis), Ethiopie

 

Deux adultes Loups d’Abyssinie s’affrontent dans une joute énergique — peut-être un jeu, peut-être un rappel des hiérarchies — sous l’œil attentif et curieux d’un jeune louveteau. Ces scènes de complicité, de force et de transmission sont le cœur du lien social chez le loup d’Abyssinie. Ici, dans la poussière et l’élan, c’est toute une société qui s’exprime.