
Papillon
Invisibles bâtisseurs et maîtres de l’infiniment petit, les insectes et les arachnides constituent la forme de vie la plus diversifiée de notre planète. Avec plus d’un million d’espèces d’insectes recensées et près de 50 000 espèces d’arachnides, ils représentent à eux seuls plus de 80 % des espèces animales connues. De l’orfèvrerie d’une toile d’araignée à la structure complexe des sociétés sociales, ils déploient des trésors d’ingéniosité pour occuper chaque recoin de la Terre.
Ce foisonnement est tel qu’une simple donnée donne le vertige : la biomasse totale des fourmis sur notre planète est estimée comme étant équivalente à celle de l’humanité entière. Pourtant, ce monde minuscule, pilier fondamental de la chaîne alimentaire et de la pollinisation, s’effondre dans un silence alarmant. La perte de leur habitat et l’usage intensif de pesticides entraînent un déclin massif de leurs populations, nous rappelant que l’équilibre du monde repose sur les épaules de ces géants de l’invisible.

Moustique, Région Amazonie, Brésil
Le moustique serait-t-il l’animal le plus dangereux de la planète?
De nombreuses maladies sont en effet transmises par cet insecte, comme le paludisme (appelé aussi malaria, avec 250 millions de cas recensés chaque année, la maladie tue plus de 900 000 personnes par an), la fièvre jaune (touche 200 000 personnes par an et est fatale à 30 000 personnes), la dengue (frappe 500 000 personnes par an sous sa forme la plus grave)…
Fourmis coupe-feuille, Costa Rica
Également appelées fourmis champignonnistes, les fourmis coupe-feuille vivent dans les régions tropicales. Ces fourmis se nourrissent essentiellement d’un champignon particulier qu’elles font pousser au fond de leur fourmilière. Ce champignon pousse sur un substrat composé de feuilles récoltées puis mâchées par les fourmis coupe-feuille.
La fourmi photographiée apporte un fragment de feuille à la fourmilière. Elle est capable de soulever une centaine de fois son propre poids, les passagers clandestins qui sont montés sur la feuille ne devraient donc pas la mettre plus en difficulté.

La vie d’une goutte d’eau est faite d’aventures. Elle visitera lors de son périple les abysses océaniques, s’engouffrant à plus de 11000 mètres sous le niveau de la mer. Elle réalisera plusieurs fois le tour de la planète, et s’évaporera un jour pour aller grossir les plus hauts nuages, situés à 9000 mètres d’altitude.
Mais la vie d’une goutte d’eau est aussi affaire de patience. Certaines gouttes d’eau attendent, gelées, dans les glaces de l’Antarctique depuis plus de 800 000 ans. Une goutte de pluie ayant finit sa chute dans un lac devra patienter 17 ans avant de s’évaporer à nouveau, alors que sa cousine océanique mettra plus de 3000 ans pour s’évaporer elle aussi. Une fois évaporée, cette goutte d’eau voyagera encore 8 jours à travers l’atmosphère terrestre avant de rejoindre son nuage de pluie.