En 2015, j’ai eu l’occasion de traverser les monts du Simien à pied. La traversée de ce massif, parmi les plus hauts d’Afrique, fut à elle seule une expérience incroyable (lire l’article sur le Simien). Mais une rencontre inattendue a rendu cette aventure encore plus inoubliable.
Continuer la lecture« Le loup d’Éthiopie, le loup sur le toit de l’Afrique »
Article
Japon: Un singe à l’habitude surprenante
Les snow monkeys (en japonais, nihonzaru 日本猿) ou macaques japonais (Macaca fuscata) représentent la seule espèce de primate vivant à l’état sauvage au Japon. Cette espèce est d’ailleurs endémique de l’archipel nippon. Ces singes sont principalement présents dans les régions montagneuses, à des altitudes variant de 500 à 2 500 mètres. En hiver, lorsque les températures deviennent rigoureuses, ce singe a pris une habitude surprenante : celle de se plonger dans des sources d’eau chaude afin de se réchauffer !
Continuer la lecture« Japon: Un singe à l’habitude surprenante »
Ethiopie: Le sel du lac Karoum
Le lac Karoum est un lac salé se trouvant en Éthiopie, à l’extrémité nord de la vallée du grand rift. Ce lac, ainsi que les volcans du Dallol et de l’Erta Alé sont parmi les paysages les plus improbables de la dépression du Danakil. Ce lieu offre également un spectacle hors du temps. En effet, perpétuant une tradition séculaire, des Tigréens voyagent jusqu’au lac Karoum depuis les hauts plateaux éthiopiens, suivis par de longues caravanes de dromadaires et d’ânes afin de récupérer sur les zones asséchées du lac des plaques de sel, vestiges d’une époque durant laquelle la mer inondait encore la dépression du Danakil.
Algérie: La Tadrart Rouge, fenêtre sur le Sahara et son histoire
Plus vaste que l’Australie avec ses 8 millions de kilomètres carrés, le Sahara n’a pas toujours été le plus grand désert chaud de la planète. Il y a 15 000 ans, il a connu une période verdoyante provoquée par une brève phase de réchauffement qui avait accentué les phénomènes d’évaporation au-dessus de l’océan et poussé les moussons jusqu’au cœur du continent nord-africain. Les paysages arides que l’on connait aujourd’hui étaient alors recouverts par de grands lacs ainsi que d’une riche végétation. Des éléphants y vivaient, ainsi que des hippopotames, des crocodiles, et aussi des hommes. Ces derniers, comme pour immortaliser cette période propice à la vie, ont tracé des peintures et gravures à même la roche. Ces témoignages du passé sont omniprésents dans la Tadrart Rouge. En effet, ce fragment de Sahara situé dans le sud-est Algérien propose à ceux qui s’y aventurent plus de 15 000 gravures. Au gré des dunes de sables et des pitons rocheux, le voyageur découvre ainsi, en même temps que des paysages époustouflants, un témoignage émouvant du passé.
Continuer la lecture« Algérie: La Tadrart Rouge, fenêtre sur le Sahara et son histoire »
Russie: Le lac Baïkal en hiver, perle gelée de Sibérie
Sous l’effet des températures hivernales extrêmes de la Sibérie, la surface du lac Baïkal se change en glace plusieurs mois par an, habituellement de début janvier jusqu’en mai. L’épaisseur de la glace, comprise entre 1 et 2 mètres, permet la circulation des piétons et même des véhicules. Les photos qui suivent ont été réalisées lors d’une traversée à pied du lac gelé. Les différents aspects de la glace, la réflexion des rayons du soleil sur celle-ci, le jeu des lumières à travers les « Toros » sont autant de sujets photogéniques qui rendent la traversée du lac inoubliable.
Le lac Baïkal (en russe: Озеро Байкал, Ozero Baïkal) se situe en Russie, dans le sud de la Sibérie.
Il est impossible de se passer de superlatifs si l’on souhaite décrire le lac Baïkal. Ce lac, vieux de vingt-cinq millions d’années, est le plus ancien lac existant. Le Baïkal qui mesure 636 km de longueur pour jusqu’à 79 km de largeur est aussi le plus grand lac au monde. Et avec une profondeur atteignant 1642 mètres, il est le plus profond de la planète. Les dimensions colossales du Baïkal en font la plus grande réserve d’eau douce liquide au monde. Ce qui correspond en chiffre à 23 600 km3 d’eau, soit 23 600 000 000 000 mètres cube. Ce volume d’eau suffirait à recouvrir de 1,6 cm de liquide l’ensemble des terres émergées de la planète. Imaginons que l’eau du lac Baïkal soit entièrement gelée et découpée en blocs de glace. Si ces blocs de glace servaient à la construction d’une muraille mesurant 1 000 mètres de hauteur pour 100 mètres d’épaisseur, il y aurait assez de matériaux pour que l’édifice mesure 240 000 km de long, soit 6 fois le tour de la Terre.
Vue sur le lac gelé qui vient de se couvrir d’un manteau neigeux. Cette photographie a été réalisée depuis l’ile Olkhone, située à environ 15 km de la rive Ouest du lac Baïkal que l’on aperçoit en arrière-plan sur la photo. Le lac possède 27 îles, et Olkhone, qui mesure 70km de long, est la plus grande d’entre elles.
Au lever du soleil, un marcheur part à la découverte du lac gelé.
Vue panoramique depuis le lac et en direction de la côte. Les zones de cassure sont nombreuses sur le lac. Elles sont le résultat de l’activité presque « tectonique » de la croûte gelée.
Une première couche de glace, encore fine au début de l’hiver, s’est fissurée avant que le froid ne gèle à nouveau la surface du lac.
Epine de glace.
Sous les pieds, 120cm d’épaisseur de glace. Après avoir creusé la glace, il faudra encore plonger sur plus de 1540 mètres avant d’atteindre le fond du lac.
La surface gelée du lac subit différentes contraintes en raison des courants en profondeur, des changements de températures, de la pression qu’elle exerce et qu’elle reçoit de l’eau encore liquide, etc.. La surface gelée finit par craquer et les plaques qui en résultent se chevauchent entre elles créant les enchevêtrements que l’on appelle « Toros ».
Arrosée des rayons du soleil couchant, la surface du lac gelé étincelle de mille feux.
Fragments de glace emprisonnés dans l’épaisseur de la surface gelée.
Vue nocturne sur la surface gelée du lac. Une photographie réalisée en exposition longue permet de capturer le déplacement des étoiles.
Neige balayée par le vent.
La lune aussi se reflète sur le lac Baïkal. Photo prise de nuit lors du lever de lune.
Ce bloc de glace, traversé par les rayons du soleil, se transforme en bloc de feu.
La glace qui vient de craquer à cet endroit, a créé une faille ainsi que de nouveaux « Toros ». En arrière-plan on aperçoit la « Montagne de l’Ours », située sur la berge Est du lac Baïkal.
Une seconde longue exposition d’un ciel étoilé avec en premier plan un « Toros » recouvert de neige.
Les premiers habitants à s’installer dans la région du lac Baïkal étaient les Bouriates, d’origine mongole et de croyances chamaniques. Les Bouriates ont considéré à leur venue dans la région le lac Baïkal comme une mer sacrée. Les rubans chamaniques accrochés à cet arbre, qui domine le lac Baïkal, sont autant de prières et d’attentions adressées par les bouriates à leurs ancêtres.
Fragment de glace érodé.
La lune se reflétant sur la glace sombre du lac.
Les couchers de soleil sont la preuve que les fins peuvent parfois elles aussi être belles. – Beau Taplin
L’un des affluents du lac Baïkal est la rivière Selenge. Cette rivière est en partie alimentée par la rivière Eg, qui prend elle-même sa source depuis le Lac Khövsgöl, situé en Mongolie. Un article concernant ce dernier est disponible ici.
— Poursuivre le voyage —
— Ressources complémentaires —
Palaos: Plongée dans le lac aux méduses
L’archipel de Palaos, situé dans le Pacifique Ouest à l’est des Philippines, est constitué de plus de 250 îles. La plupart sont inhabitées, recouvertes d’une forêt tropicale primaire et de mangroves. Si cette présentation promet déjà l’aventure, l’existence d’un lac peuplé de millions de méduses sur l’une de ces îles rend la région réellement extraordinaire.
Continuer la lecture« Palaos: Plongée dans le lac aux méduses »
Ethiopie: Le volcan Erta Ale et son lac de lave
L’Erta Ale est un volcan éthiopien situé en région Afar, au nord-est du pays, dans le massif de la vallée du Grand Rift. Avec ses 613 mètres d’altitude pour 30 kilomètres de diamètre à sa base, il s’agit d’un volcan de type « bouclier », caractérisé par une forme très aplatie.
Au sommet de ce volcan extrêmement actif se trouve une caldeira abritant deux puits. Le puits sud, de 200 mètres de diamètre, est le plus impressionnant : il renferme un lac de lave permanent dont la roche en fusion atteint les 1200 degrés Celsius. Son niveau fluctue constamment ; après avoir débordé en janvier 2017, il offrait en avril un spectacle cyclique de vidage et remplissage, visible dans les vidéos en fin d’article.
Continuer la lecture« Ethiopie: Le volcan Erta Ale et son lac de lave »
Brésil: Le Boto, dauphin rose de l’Amazonie
Il y a entre 23 et 7 millions d’années, à une époque appelée le miocène, l’Amazonie était recouverte par intermittence d’eau de mer. Des cétacés marins vivaient alors dans la région. Lorsque la mer s’est retirée définitivement de l’Amazonie, une espèce se serait adaptée afin de continuer à vivre dans les rivières qui redessinaient ensuite le paysage amazonien. Cette espèce est devenue le Boto, connu également comme étant le dauphin rose de l’Amazonie.
Continuer la lecture« Brésil: Le Boto, dauphin rose de l’Amazonie »
Mongolie: le lac Khövsgöl
Surnommé la “Perle Bleue” en raison de la pureté de son eau, le lac Khövsgöl (en mongol : ᠺᠥᠪᠰᠦᠭᠦᠯ) est un lieu sacré pour les habitants de la région. Ces derniers le désignent sous l’appellation de « Mère ». Les images présentées ici ont été réalisées en période estivale, lors d’un voyage à cheval de plusieurs semaines sur les rives du lac. En plus d’offrir une vue sur le lac, ces photos présentent également les habitants rencontrés lors du voyage.
Situation du Lac Khövsgöl
Le lac Khövsgöl se situe dans le nord du pays, proche de la frontière avec la Russie, dans la province éponyme : L’ « aïmag de Khövsgöl » (en mongol cyrillique : Хөвсгөл аймаг). La densité de population dans cette province n’est que de 1,2 hab./km2 (la moyenne pour la Mongolie est de 1,7 hab./km2).
Le lac Khövsgöl a une longueur de 136 km, et a une largeur de 36 km. Sa profondeur maximale est de 262 mètres. Cela en fait le deuxième plus grand lac et le plus profond des lacs de Mongolie. Ce lac contient près de 70% de l’eau potable de Mongolie et son volume de 480 km³ en fait le 19ème lac le plus volumineux du monde.
Poursuite dans la steppe : Un cavalier Darkhad (groupe ethnique mongol vivant dans la région) réunit une harde de chevaux. Comme lui, de plus en plus de cavaliers utilisent aujourd’hui des motos pour se faciliter certaines tâches, comme celle de réunir le troupeau.
Au coucher du soleil, vue sur Delgerkhaan, la chaîne de montagne située sur la rive Ouest du Khövsgöl nuur.
Le soir venu, une bergère effectue la deuxième traite de la journée. Chaque famille élève des vaches, chèvres, moutons, mais parfois aussi des yaks. L’agriculture est très peu présente en Mongolie. Seulement 0,6% du territoire est utilisé pour l’agriculture (À titre de comparaison, plus de 33% du territoire français est utilisé par l’agriculture – valeur année 2015).
Cavaliers aux abords du Lac.
La “Ger”, qui signifie en mongol “Famille” est l’habitat traditionnel du pays. Les étrangers appellent à tort cet habitat “Yourte” qui est en réalité le mot russe pour désigner ce type d’habitation. Une Ger offre une surface de 15 à 30 mètres carrés à ses occupants. Deux Mongols sont capables de monter cette habitation en 45 minutes environ. Et le démontage/pliage se fera en seulement 30 minutes. La structure est en bois et est recouverte de feutre. Par ses propriétés isolantes, le feutre permet de conserver un peu de fraîcheur à l’intérieur pendant l’été. En hiver, combiné au poêle à bois, le feutre permet de garder la famille au chaud malgré des températures extérieures très froides.
Le lac Khövsgöl est un cousin du lac Baïkal. Ce dernier, mondialement connu, se situe en Sibérie, 195 km plus au nord. Ces deux lacs ont été formés par le même mouvement de plaques tectoniques. Le lac Khövsgöl serait âgé de 2 à 5 millions d’années.
Tour de vélo dans la steppe.
Dans cette région sujette à la sécheresse, le lac Khövsgöl fournit une eau pure aux trois groupes ethniques majoritaires de la région (les Darkhads, les Bouriates et les Tsaatanes) et est ainsi considéré comme sacré par les populations locales.
Ce petit ruisseau émergeant de la Taïga ira grossir l’une des 96 rivières qui se jettent dans le lac Khövsgöl. Ainsi, même si près d’une centaine de rivières alimentent en eau le lac Khövsgöl, une seule en ressort, il s’agit de la rivière Eg. Cette rivière parcourt alors 1000 km avant de finir sa course dans le lac Baïkal, situé en Russie. La Taïga, visible au fond, est la plus grande forêt au monde (elle recouvre 10% des terres émergées de la planète). Cette forêt est peu présente en Mongolie, mais sa lisière se situe à l’extrême nord du pays, à proximité du lac Khövsgöl.
Kushi et sa grand-mère.
Bois mort sur une berge du lac Khövsgöl.
La vallée Darkhad (en mongol cyrillique : Дархадын хотгор) : La chaîne de montagne qui longe la côte ouest du lac Khövsgöl est elle-même entourée de la vallée Darkhad. Cette vallée, recouverte de steppes, sert de pâture aux troupeaux des éleveurs.
Fleur au bord du lac. En second plan, on peut apercevoir la rive est du lac. Contrairement à la rive Ouest qui est montagneuse, la rive Est a un relief très plat.
Ce cheval observe son cavalier qui observe lui-même un autre cheval. Ce second cheval étant la monture du Toucan.
Chuluun (ce nom signifie “Pierre”, “Roc”) et sa petite sœur Kushi (ce nom signifie “vie heureuse”). En Mongolie, les prénoms masculins désignent souvent une caractéristique que les parents souhaitent trouver chez leur enfant. Bat (Fort), Bold (Acier), Chuluun (Pierre/Roche) sont des noms que l’on rencontre fréquemment chez les hommes. Les femmes quant à elles portent souvent des noms de fleur ou de qualités, tels Oyuun (Sagesse), Udval (Chrysanthème), Narantsetseg (Tournesol), etc.
En raison des dérèglements climatiques de ces dernières années, il est de plus en plus difficile pour les éleveurs d’assurer la survie de leur troupeau. Les “dzud” ont en effet tendance à se multiplier. Un “dzud” est un phénomène climatique qui se caractérise par un hiver très rude. Les températures peuvent ainsi chuter jusqu’à -40°C ou -50°C pendant des mois. De plus, si les précipitations sont importantes, le manteau neigeux sera trop épais pour permettre aux troupeaux d’accéder à la nourriture. Si cet hiver rigoureux succède ou est suivi par un été caniculaire, les bêtes ne pouvant pas régénérer leurs réserves de graisses succombent par milliers. L’hiver 2009/2010, un “dzud” très violent a frappé les steppes mongoles : plus de 8,5 millions de têtes de bétail sont mortes, soit environ 20% de l’ensemble des troupeaux mongols. L’hiver 2015/2016 a encore été très dur à encaisser par les animaux. 858 100 bêtes avaient déjà péri des suites de cet hiver au 7 Avril 2016.
— Poursuivre le voyage —
Voir plus d’images de Mongolie
Découvrir son cousin : le Lac Baïkal gelé
— Ressources complémentaires —
Philippines: Le parc marin de Tubbataha
Situé aux Philippines, au cœur de la mer de Sulu, le récif de Tubbataha est un sanctuaire marin d’exception, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1993. Tubbataha signifie « un long récif exposé à marée basse » en langue Sama, illustrant parfaitement la physionomie de ces deux atolls dont les îlots ne dépassent que de deux mètres la surface de l’eau.
Continuer la lecture« Philippines: Le parc marin de Tubbataha »
Ethiopie: Le massif du Simien
Le Massif du Simien, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1978, est une zone montagneuse située dans la région des « Hauts Plateaux d’Éthiopie ». De par leur altitude, ces plateaux offrent un climat plus frais et plus humide que les régions avoisinantes, facilitant l’activité des habitants, principalement de petits agriculteurs. Il est même possible d’y faire pousser du café.
Le massif abrite également plusieurs espèces animales endémiques. Les plus remarquables sont le babouin gélada et le loup d’Abyssinie. Ce dernier est l’un des canidés les plus rares au monde : il n’en resterait qu’environ 500 vivant à l’état sauvage.
Indonésie: Plongée aux Raja Ampat
Raja Ampat, ou « les quatre rois », est un archipel indonésien constitué de quatre grandes îles et de quelque 1500 îlots plus modestes. Situé au point de contact entre les océans Pacifique et Indien, cet archipel est une zone de rencontre exceptionnelle pour les espèces marines des deux bassins.
Pérou: Une histoire de chapeau
À chacun son chapeau et à chaque coiffe sa signification. Au Pérou, et plus généralement en pays andin, on ne plaisante pas lorsqu’il s’agit de choisir son couvre-chef.
En effet, chaque chapeau, au-delà de ses fonctions pratiques et décoratives, est un véritable code social. Il fournit des informations précieuses sur son porteur : statut social, situation maritale ou encore appartenance ethnique. Porter un chapeau dans les Andes, c’est affirmer son identité aux yeux de tous.
Kirghizistan: Chevauchée nomade
Le proverbe « Qui n’a pas de cheval n’a pas de pieds » en dit long sur le mode de vie des pasteurs Kirghizes. Située en Asie Centrale, sur l’ancienne route de la soie, la Kirghizie abrite toujours un peuple nomade dont l’existence est intimement liée à celle de sa monture.
Accompagnés de leurs troupeaux, les cavaliers Kirghizes chevauchent à travers steppes et montagnes au fil des saisons, à la recherche des meilleurs pâturages d’altitude. Voici une série de clichés réalisés lors d’un voyage au pays des « Chevaux célestes ».
L’immensité des steppes kirghizes
— Poursuivre le voyage —
Egypte: Plongée en Mer Rouge
Voici une sélection d’images réalisées lors de plongées en Mer Rouge, du côté égyptien. Cette région est célèbre pour la clarté de ses eaux et la richesse exceptionnelle de son écosystème sous-marin.
Cette série regroupe des photographies de la faune locale, tels que les coraux et les tortues, mais explore également l’aspect historique et mystérieux de la région. Vous découvrirez des images capturées sur quelques-unes des nombreuses épaves qui jonchent les fonds de la Mer Rouge, où le métal et la vie corallienne finissent par ne faire plus qu’un.
Pérou: Les géoglyphes de Nazca
Il fait particulièrement chaud aujourd’hui, l’air est sec, il n’a pas plu depuis plusieurs mois, c’est pour cela que vous traversez le grand désert. Le but à atteindre, la montagne située à l’autre extrémité. Là-bas vit Kon, le dieu serviteur qui transmet les messages provenant de la terre jusqu’au ciel. En échange de l’offrande que vous lui destinez, il portera peut-être votre message. Ce dernier implore les dieux du ciel de faire pleuvoir une fois encore sur les cultures du village.
Pour trouver votre chemin jusqu’à la montagne, vous suivez d’étranges tracés figurants au sol. Ces tracés n’ont encore jamais été observés dans leur intégralité par l’homme. Pour cela il faudrait voler, tel le condor, mais ce don, tout comme ces dessins, est réservé aux oiseaux célestes et aux dieux.
Yemen: L’île de Socotra
Socotra est une île du Yémen. Elle a une superficie de 3579 km² et se situe à plus de 250 km de la côte la plus proche. Cet isolement, loin de toute influence extérieure, a permis à la faune et à la flore de l’île de se développer selon son propre schéma. Ainsi, un tiers des plantes présentes sur Socotra ne poussent nulle part ailleurs sur la planète.
Burkina Faso: Funérailles sèches chez les Dozo du pays Sénoufo
Aujourd’hui les Masques sont de sortie. Ils paradent et dansent pour accompagner un chasseur Dozo vers sa vie après la mort. Les récoltes ont été bonnes, les esprits Senoufo réserveront sûrement un bon accueil au chasseur…
Le Pays Senoufo
Le peuple Senoufo, fort de ses 2 700 000 représentants, est l’un des groupes ethniques les plus importants de l’Afrique de l’ouest. Les Senoufo occupent un territoire transfrontalier situé au Burkina Faso, au Mali et en Côte d’Ivoire.
Le mot Senoufo signifie en langue Bambara « Le dialecte des cultivateurs », et désigne ainsi un peuple d’agriculteurs pacifistes. En effet, le Senoufo a la réputation d’être rude, impliqué dans son travail et fier de son métier. L’une des devises qui le caractérise le plus est : « Je ne me dispute avec personne, c’est avec la terre que je me bats ». C’est en fuyant les persécutions d’autres groupes ethniques venus du nord du Mali et de l’est du Burkina Faso que les Senoufo ont migré, il y a plus de mille ans, vers leur territoire actuel.
Continuer la lecture« Burkina Faso: Funérailles sèches chez les Dozo du pays Sénoufo »
Indonésie: Plongée au Komodo
La totalité des images présentées ici ont été réalisées en Indonésie, plus précisément dans la partie marine du parc national de Komodo. Le parc national de Komodo est une destination de choix pour qui souhaite plonger à la rencontre de toutes les curiosités pouvant peupler un récif corallien. De nombreuses espèces de nudibranches côtoient d’étranges crustacés, comme les crevettes anémones ou les crabes transporteurs, tandis que des gigantesques raies mantas se partagent la vedette avec le plus petit syngnathe au monde, l’hippocampe pygmée.
Nouvelle-Zélande: Le glacier Tasman et le lac Pukaki
Le glacier Tasman, le plus grand de Nouvelle-Zélande, offre à ses visiteurs un spectacle magnifique. De sa face sud, s’effondrent des pans de glace qui restent en flottaison dans un lac de couleur gris sombre. Ces icebergs donnent à une sortie sur le lac des allures d’expédition polaire.
La visite se poursuivra sur les rives du lac Pukaki, une autre curiosité de cette vallée glaciaire en raison de son eau turquoise.
Situation du glacier Tasman
Présentation du glacier :
Le glacier Tasman se situe au pied du Aoraki/Mt Cook. Ce glacier est long de 20 kilomètres et son épaisseur atteint en certains endroits 600 mètres. C’est ainsi le glacier le plus imposant de Nouvelle Zélande. Il y a environ 20 000 ans, ce glacier englobait ses voisins que sont Hooker , Murchison, Muelle… formant ainsi une langue de glace de plus de 115 kilomètres de long. C’est cette langue de glace qui a creusé les reliefs de la vallée, permettant ainsi aux lacs Pukaki et Tasman de se former au fur et à mesure que la surface du glacier diminuait.
Topologie du glacier Tasman (Carte interactive)
Le front du glacier Tasman surplombe un lac portant le même nom
Panorama du lac Tasman, à son extrémité gauche le glacier
Une machine à Icebergs :
Au pied de ce glacier se trouve le lac Tasman. Les fragments du glacier qui se brisent s’échouent dans le lac, et prennent l’allure de gros icebergs. Ces derniers fondent lentement, car la température de l’eau du lac ne dépasse pas les deux degrés celcius. Seulement 10% du volume des icebergs est visible, le reste se trouve sous surface de l’eau.
Icebergs à la dérive
Un iceberg, au fond le Aoraki/Mont Cook
Une promenade aux allures d’expédition polaire
Changement de couleur, du blanc au gris :
Le glacier Tasman, dans sa descente, se charge de poussières et de morceaux de roche noire qu’il arrache à la montagne. Ces particules sombres s’accumulent dans la glace et restent à bord des icebergs lorsque ceux-ci se décrochent du glacier. Pendant la fonte de l’iceberg, la concentration en particule augmente, ce qui change la couleur de la glace. Ainsi, un iceberg nouveau-né aura une couleur blanche, tandis qu’un iceberg plus ancien aura une couleur grise terne. A la fin de la fonte, les particules de roche tombent dans le lac Tasman, lui donnant une couleur grise laiteuse.
La fonte de la glace, en apparence pure…
… forme parfois d’étranges amas de particules.
Changement de couleur, du gris au bleu :
Une rivière prend sa source dans le lac Tasman. Cette rivière charrie les nombreuses particules de roches en provenance du lac Tasman, ce qui lui donne également la couleur grise. Comme les particules de roche ont une densité supérieure à celle de l’eau, elles coulent au fond de la rivière Tasman avant que celle-ci ne finisse sa course et ne se jette dans le lac Pukaki. L’eau glaciaire, lorsqu’elle arrive au lac Pukaki, est exempt de toute impureté, et donne au lac une couleur bleue turquoise incroyable.
Le lac Pukaki au petit matin
Le lac Pukaki et ses eaux turquoises
— Poursuivre le voyage —
Toutes les images de Nouvelle-Zélande
Palette de couleur en Nouvelle Zélande
— Ressources complémentaires —
Tadjikistan: Randonnée dans les monts Fansky
Séjourner au Tadjikistan signifie « prendre de l’altitude ». En effet, la montagne y est omniprésente et occupe 93% de la surface du pays, plus de la moitié se situant à au moins 3000 mètres. Le point culminant est le Pic Ismail Samani, à 7495 mètres d’altitude.
Les deux massifs principaux sont le Pamir, célèbre depuis l’époque de la route de la soie, et les Monts Alaï qui longent la partie Nord du Tadjikistan et la partie sud du Kirghizistan.
Randonner dans les Monts Alaï, au fil des cols et des vallées, permet de rencontrer les pasteurs Tadjiks qui y vivent. Ces derniers ont adopté un mode de vie nomade, se déplaçant au fil des saisons avec leurs troupeaux. Leurs habitations sont appelées « Kappa », des tentes de bois recouvertes de peaux d’animaux. Il existe également quelques villages en dur, dont les maisons de pierre et torchi, serrées les unes contre les autres, permettent de se protéger lors des hivers les plus rudes.
Je vous propose avec ces quelques photos de découvrir les paysages montagneux du Tadjikistan, ses lacs aux eaux turquoises, ainsi que les habitants qui y vivent. Ces photos ont été réalisées dans les montagnes Fansky, appartenant aux monts Alaï.
Situation des montagnes Fansky au Tadjikistan
Panorama Montagneux
Fierté Tadjike
Lac glaciaire de Moutny (3500m), et sommet Chimtarga (5489m)
Sahid et ses filles
Graffiti
Village nomade du groupe ethnique Vole, vallée de Sarmat
La rivière Reude
Sourire Tadjik
Curiosité Tadjik
Lac Culicalon (2880m)
Montagne de la guerre
Vue sur la montagne Chabdara (5049m) depuis le col Aloudine (3840m)
La Montagne de la guerre au coucher du soleil
Herbes sèches et pâturage
Un Âne, au fond Chimtarga (5489m)
Village de montagne aux maisons serrées
Mère et fille
Randonneurs dans le massif montagneux
Une caravane d’ânes en déménagement
Quelques heures suffisent à l’assemblage de ces constructions
Assemblage d’un Kappa
Gestes précis lors de l’assemblage d’un Kappa
Jeunes enfants de l’ethnie Vole
Une fileuse au travail
Vallée de pâture
Un pasteur arpente les sommets
Jeune fille
Sahid
Villageoise dans la vallée Archa Maidan
Zamira
Le complexe de lacs Culicalon
Lac Culicalon (2880m)
Lac Aloudine (3700m)
Australie: Le désert des pinacles
Sous vos pieds, un sable chaud et doré par le soleil…
Les dunes autour de vous sont percées par des milliers de flèches de calcaire, certaines mesurant près de quatre mètres de hauteur, qui confèrent à l’ensemble une atmosphère étrange, presque surréaliste.
Vous êtes dans le désert australien des pinacles…
Continuer la lecture« Australie: Le désert des pinacles »
Malaisie: Rafflésia, la plus grande fleur au monde
Rafflesia est un genre de fleur parasite vivant sous le climat tropical d’Asie du sud-est. Ce genre regroupe 28 espèces dont certaines peuvent mesurer jusqu’à 1 mètre de diamètre (Rafflesia Arnoldii), et peser près de 10kg. Même la plus petite espèce, Rafflesia Baletei a des fleurs de 12cm de diamètre. Les Rafflesias sont ainsi les plus grandes fleurs au Monde. L’espèce présentée dans cet article, la Rafflesia Kerrii, a un diamètre allant de 50 à 90cm.
Continuer la lecture« Malaisie: Rafflésia, la plus grande fleur au monde »
Nouvelle-Zélande: Palette de couleur
La Nouvelle-Zélande offre à ses visiteurs des paysages colorés et variés. Le blanc pur des glaciers côtoie au choix le bleu turquoise ou le vert émeraude des lacs d’altitudes. Une activité géothermique intense fait jaillir du sol des bassins de boues grises, ou encore des sources d’eau riches en soufres qui déposeront sur leur chemin de petites particules jaunes qui coloreront les sols…
Les photographies de cette série, qu’elles aient pour sujet un grandiose paysage ou le détail d’une curiosité geothermale, se veulent donc elles aussi riches en couleur.
Hauru falls
Riwaka valley vue de nuit
Reste végétal oxidé à Rotorua
Désolation aux alentours de Rotorua
Coucher de soleil sur le Taupo lake
Le Kepler Track dans le Fiordland National Park
Arc-en-ciel vegetal
Fougère épargnée par les vapeurs soufrières
Coulée colorée dans l’Orakei Korako
Plantes et sol coloré
Détail de dépots colorés
Lacs d’émeraude sur le volcan Tongarino
Cratère rouge du Tongarino
Zébrure de neige sur le Mont Tongarino
Ambiance forestière dans les Fiordlands
Glacier François-Joseph en reflet dans le bassin de Peter
Explosion de boue
Détail coloré
Algue verdoyante
Détail jaune
Détail rose
Boue grise en ébullition
Petites bulles dans un ruisseau
Le parc Abel Tasman
Tongariro National Park
Branchages mourants
Lake Taupo
Plage du parc Abel Tasman
Montagnes dans le Kahurangi National Park
Meybille Bay
Glacier François-Joseph et son reflet
Icebergs dans le lac Tasman
Bulles dans la glace
Au coeur du glacier François-Joseph
Lake Manapouri
Fiordland National Park
Arc en ciel entre les rochers
Ambiance dans une foret du Fiordland National Park
Lake Te Anau
Cascade dans le Fiordland National Park
Champignon violet
Lake Manapouri
Rivière de galet
Colline percant les nuages
Lake Pukaki
— Poursuivre le voyage —
Toutes les images de Nouvelle-Zélande
Le glacier Tasman et le lac Pukaki
— Ressources complémentaires —
Cambodge: Norry, le train de bambou
Le train de bambou, appelé « Norry » en Khmer, est une forme originale de transport ferroviaire que l’on peut rencontrer sur la voie ferrée qui traverse de part en part le Cambodge. Un Norry est constitué d’un plateau de bois et de bambou d’environ 2,5 x 4 mètres posé sur deux essieux ressemblant à de grosses altères et motorisé à l’aide d’un petit moteur thermique. Il chemine ainsi sur les voies ferrées du Cambodge.
Nouvelle Zélande: Kauris, Arbres légendaires
Le Kauri (Agathis australis), appelé aussi Kaori, est une essence d’arbre endémique de l’île nord de la Nouvelle-Zélande. Cet arbre fait partie des conifères. L’existence des Kauris en Nouvelle-Zélande remonterait à des temps très anciens, puisque de nombreux fossiles de cet arbre ont été découverts et dateraient de plus de 220 millions d’années.
Localisation de la forêt de Waipoua, Nouvelle-Zélande
Autrefois, des forêts épaisses de Kauris s’étendaient dans tout le Northland. On estime qu’avant 1800, les forêts de Kauris occupaient plus de 12 000 kilomètres carrés. Cependant, suite à la surexploitation forestière effectuée par les populations occidentales, on estime que seuls 4 % de la population initiale de ces arbres vénérables ont été épargnés. Ces rescapés se trouvent essentiellement dans la forêt de Waipoua.
La taille de ces arbres, associée à la rectitude parfaite du tronc, en faisait le bois d’ouvrage idéal pour la construction navale, notamment pour la fabrication des mâts de bateaux. La sève de cet arbre, appelée « gomme », était aussi prélevée pour la fabrication de vernis, de colles ou comme allume-feu. Ce prélèvement conduisait souvent à la mort de l’arbre, ce dernier étant par nature assez fragile malgré sa stature imposante.
Les Kauris encore vivants peuvent mesurer plus de 50 mètres de haut pour un diamètre supérieur à 3 mètres. Les études récentes estiment que les spécimens les plus anciens sont âgés de plus de 2000 ans. Aujourd’hui, des plans de conservation sont mis en place par le DOC (Department Of Conservation) : les arbres sont référencés et des sentiers balisés protègent leurs racines très sensibles du piétinement.
Kauri remarquable dans la forêt de Waipoua
Restes au sol de Kauris morts
Écorce de Kauri
Tane Mahuta, le seigneur de la forêt :
Un arbre en particulier, appelé Tane Mahuta (« Seigneur de la forêt »), occupe une place centrale dans la cosmologie maorie. Il serait l’enfant de Papatuanuku, la « Mère Terre », et de Ranginui, le « Père Ciel ». À l’origine, ses parents vivaient si étroitement enlacés que l’univers en restait étouffé.
Tane Mahuta grandit avec force et sépara ses parents, permettant ainsi à la lumière et à l’atmosphère d’apparaître, créant la vie telle que nous la connaissons. Avec ses 51,2 mètres de haut et sa circonférence de 13,77 mètres, il est le véritable Seigneur de la forêt. Son âge est estimé à 2000 ans.
Tane Mahuta, le « Seigneur de la forêt »
Autres Kauris remarquables :
Parmi les autres spécimens, Te Matua Ngahere est considéré par certains comme l’arbre de forêt humide le plus vieux de la planète (jusqu’à 4000 ans selon certaines estimations). Il possède un tronc colossal de 16,41 mètres de circonférence. On trouve également « Four Sisters », un arbre étonnant composé de 4 troncs distincts, soit l’arbre scindé le plus imposant de la forêt de Waipoua.
Te Matua Ngahere, le plus large des Kauris
Te Matua Ngahere
Four sisters, et sa structure à 4 troncs
Four sisters
— Poursuivre le voyage —
Toutes les images de Nouvelle-Zélande
Le glacier Tasman et le lac Pukaki
— Ressources complémentaires —
Australie: Uluru/Ayers Rock
Uluṟu est une formation rocheuse située en plein coeur de l’Australie, en Territoire du Nord, a proximité d’Alice Spring. Uluṟu, ainsi que d’autres curiosités géologiques alentours (comme le Mont-Olga) fait partie du parc national d’Uluṟu-Kata-Tjuta. Ce parc, d’une superficie de 1325km² créé en 1987, a été classé la même année par l’UNESCO comme site naturel du patrimoine mondial.
Situation du parc national d’Uluṟu-Kata-Tjuta
Uluṟu/Ayers Rock
Toponymie:
Uluṟu était le nom donné par les autochtones (Anangu) à cette formation sacrée à leurs yeux. Bien que ce mot n’est pas de signification précise dans la culture Anangu, il est parfois utilisé pour définir ou traduire les termes de « protection », « long sommeil », « périple » ou encore « liberté »… Rebaptisé « Ayers Rock » en 1873 par William Gosse, premier explorateur européen à avoir visité le site, le monument porte aujourd’hui la double appelation officielle Uluṟu/Ayers Rock.
Uluṟu/Ayers Rock, au coeur du parc national Uluṟu-Kata-Tjuta, avec sur la ligne d’horizon le Mont Olga
Géologie:
Contrairement aux idées reçues, Uluṟu n’est pas un monolithe, mais seulement la partie émergée (348mètres au dessus du sol) d une formation rocheuse qui continue profondément sous terre et porte le nom de « montagne-île » (imaginez un Iceberg fait de roches) Avec un périmètre de 9,4km, pour une longueur maximale de 2,5km, il s’agit de la deuxième plus grande« montagne-île » au monde, après le mont Augustus, situé également en Australie. Uluṟu est une formation rocheuse de grès très homogène, du fait qu’elle ne possède ni diaclase, ni clivage, elle résiste très bien à l’érosion et à l’usure du temps, puisque seul la partie extérieure est soumise aux intempéries. Il est donc très probable que sa forme n’est pas changée depuis 10000 ans, date à laquelle les premiers Anangus se sont installés dans la région. C’est également grâce aux éléments ferreux qui composent le grès constituant Uluṟu, que ce dernier prend cette teinte rouge/brun si caractéristique. En effet, par oxydation de ces éléments ferreux, la roche qui est grise à l intérieur du monument devient rouille une fois mise à nue.
Détail de la roche constituant Uluṟu, sous les écailles oxydées, de petites taches grises sont encore visibles
Uluṟu dans le mythe de la création du monde:
Selon la tradition des aborigènes d’Australie, le « Temps du rêve » (Tjukurpa en langue anangu) correspond à la période pendant laquelle le monde n’existait pas encore, mais était en cours de création par les « Grands esprits », qui apparaissaient sous la forme de plantes, d’humains ou d’animaux. C’est à ce moment, par exemple, que furent creusées les grandes rivières, qui sont les empruntes des déplacements sinueux d’esprits-serpents. Uluṟu fut ainsi érigé par deux enfants qui jouaient dans la boue après la pluie. Ces derniers auraient réalisé cette colline de boue de manière à pouvoir se laisser glisser sur les flans. Les traces de ces différentes glissades sont d’ailleurs encore visibles sur tout le pourtour d’Uluṟu. Aujourd’hui, les « Grands esprits » se tiendraient réfugiés sous Uluṟu, faisant de ce site l’un des plus sacrés de la culture anangu*.
Une «Trace de Glissade» le lond d’Uluṟu
Peinture rupestre
Histoire et devenir:
Uluṟu qui « appartenait » avant cela au gouvernement australien, fut rétrocédé en 1985 au peuple Anangu, en échange de quoi ces derniers ont accordés un bail d’exploitation de 99 ans à la National Parks and Wildlife agency. Cette organisation cherche encore aujourd’hui la meilleure voie à suivre dans la gestion du site. Par exemple, bien que perçut comme un sacrilège dans la culture Anangu, la National Parks and Wildlife agency, craignant une désertion des touristes, n’interdit toujours pas d’escalader la paroie d’Uluṟu. A l’inverse, la photographie de certaines zones d’Uluṟu pouvant porter atteinte aux aborigènes a été interdite, (ces zones étant réservées normalement à une élite et devant rester inconnues pour les non-initiés), mais il est bien difficile pour la National Parks and Wildlife agency d’en assurer le contrôle.
*Pour la réalisation de cet article, Uluṟu a été respecté. Les zones interdites n’ont pas été photographiées. Et Uluṟu n’a pas été escaladé.
— Poursuivre le voyage —
Voir plus d’images en provenance d’Australie
Lire l’article sur le désert des pinacles australien
— Ressources complémentaires —
Thailande: Plongée en mer d’Andaman
Les connaisseurs reconnaîtront certainement murènes, raie Manta, poissons-clowns et perroquets, seiches et calamars, différentes espèces de corail mous ou durs, ainsi que plusieurs crustacés. Bonne plongée à tous !
Portugal: Acores, de l’eau a Sao Miguel
Tout le monde a déjà entendu parler des Açores… Au moins lors d’un bulletin météo. 😉 Un anticyclone présent au niveau des Açores agit en effet comme une barrière et empêche les précipitations d’Ouest de venir jusqu’en Europe. Cela reste cependant synonyme de pluies diluviennes et de vents violents pour la population açorienne.
Il ne m’a fallu que quelques minutes au sortir de l’avion pour me rendre compte que l’eau est omniprésente aux Açores. Pluie, ravines, sources d’eau chaude jaillissant de nulle part, torrents, cascades… Tout cela en plein Océan Atlantique ! Vous constaterez par vous-même sur les images que je vous ai concoctées que l’eau est partout. À vos ponchos !
— Poursuivre le voyage —
— Ressources complémentaires —
Népal: Le Parc National du Langtang
Le Langtang est une région du Népal Himalayen qui s’étend au nord de la vallée de Katmandou. Le Parc National du Langtang se situe dans cette région, et est habité par 4500 personnes. La majorité de la population est Tamang, et dépend essentiellement du bois de construction ou de chauffage qu’ils peuvent récolter dans les forêts. Le parc présente plusieurs zones climatiques, allant du climat subtropical au climat de montagne. Environ 25% de la surface du parc est couverte de forêts. Il est possible d’y trouver du chêne, de l’érable, du pin et de nombreuses variétés de rhododendron.
Vue sur le Parc National du Langtang
Village Tamang
Enfant Tamang
Temple Bouddhiste
Culture en terrasse
Rencontre le long d’un sentier
Drapeaux de prières Bouddhistes
Le Langtang
Habitant du Langtang
Langtang
Jeune bergère
Sur la route du village
Forêt
Jeune fille
Une des vallées du parc national
— Poursuivre le voyage —
— Ressources complémentaires —