Immersion au cœur du monde Maya : les cénotes du Yucatán

Plongeur explorant les rayons de lumière dans un cénote, Yucatán, Mexique

Sous la jungle du Yucatán, les cénotes offrent un spectacle unique où la lumière sculpte l’obscurité.

Portes d’entrée vers l’inframonde pour la civilisation Maya, les cénotes sont des puits naturels nés de l’effondrement de plateaux calcaires.

Ces formations géologiques uniques abritent d’immenses réseaux de rivières souterraines, les plus longs du monde. Dans cette eau d’une clarté absolue, la rencontre entre l’eau douce de surface et l’eau salée plus profonde crée parfois une halocline, un phénomène optique saisissant qui donne l’impression de survoler une rivière sous-marine. Pour le plongeur, chaque immersion est un voyage temporel au milieu des stalactites et stalagmites formées il y a des millénaires, lorsque ces grottes étaient encore au sec.

Réunion au sommet chez les éleveurs Mongols

Réunion haute en couleur pour un débat sensible - Mongolie

Réunion haute en couleur pour un débat sensible.

Cette photo a été réalisée en 2015 à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie.

Les grands propriétaires de bétail, venus des quatre coin du pays, se réunissaient une fois de plus pour discuter des conséquences du dernier « dzud blanc » qui venait de frapper la Mongolie. Un « dzud » est un phénomène climatique, (parfois sécheresse en été, parfois hiver glacial, parfois une combinaison des deux) qui conduit à la mort de nombreuses têtes de bétails. Ces dernières années les « Dzud » se succèdent. Les pertes annuelles se comptent en millions d’animaux.

Japon: Un singe à l’habitude surprenante

Les snow monkeys (en japonais, nihonzaru 日本猿) ou macaques japonais (Macaca fuscata) représentent la seule espèce de primate vivant à l’état sauvage au Japon. Cette espèce est d’ailleurs endémique de l’archipel nippon. Ces singes sont principalement présents dans les régions montagneuses, à des altitudes variant de 500 à 2 500 mètres. En hiver, lorsque les températures deviennent rigoureuses, ce singe a pris une habitude surprenante : celle de se plonger dans des sources d’eau chaude afin de se réchauffer !

Le Macaca fuscata est endémique de l’archipel nippon

Pelage macaque japonais

Le pelage de ces singes, qui varie du gris au brun, est dense et épais, ce qui leur permet de résister aux températures glaciales et aux périodes d’enneigement des montagnes où ils vivent.

Comme beaucoup d’autres singes, le macaque japonais est omnivore. Sa nourriture varie entre fruits, racines, graines, insectes et parfois même de petits animaux. Ces singes vivent en groupes sociaux complexes, comprenant entre 20 et 100 individus. Ces groupes sont constitués principalement de femelles et de leurs petits, tandis que les mâles adultes vivent souvent en marge du groupe ou changent régulièrement de groupe. Les nihonzaru, à l’instar d’autres primates, ont développé des interactions complexes, telles que le toilettage, le partage de nourriture et la communication vocale. Mais c’est un autre comportement de ces singes qui les rend tout à fait particuliers : les macaques japonais sont devenus célèbres en raison de l’habitude qu’ils ont prise de fréquenter des sources d’eau chaude naturelles, appelées onsen (温泉) en japonais.

Macaques au bain

Sérénité hivernale : des macaques japonais savourant un bain chaud au milieu de la neige.

Chaleur onsen

Un macaque se délectant de la chaleur d’un onsen.

Ce comportement atypique serait apparu dans les années 1960-1970, lorsqu’un hiver rigoureux aurait poussé des groupes de nihonzaru à se réfugier dans des sources d’eau chaude naturelles. Il se pourrait même que ce comportement leur soit venu en imitant des Japonais, la baignade dans des sources d’eau chaude étant une tradition bien ancrée dans l’archipel nippon. Depuis, cela est devenu une habitude : chaque hiver, des singes peuvent ainsi être observés se prélassant dans les eaux chaudes des onsen. Ce phénomène est particulièrement visible dans la région de Jigokudani (地獄谷), située dans les montagnes de Nagano. C’est de là que proviennent les photos présentées dans cet article.

Allaitement onsen

Femelle nihonzaru allaitant son petit dans un onsen.

Gratouilles famille

Gratouilles en famille.

Mâle solitaire

Un mâle plus solitaire profite également du réconfort apporté par l’eau.

Comme pour de nombreuses autres espèces de primates, la hiérarchie sociale joue un rôle central dans l’organisation des groupes de macaques japonais. Les groupes sont dirigés par une femelle dominante, souvent la plus âgée et la plus expérimentée, qui exerce une grande influence sur les autres membres. Les mâles adultes ont aussi un statut important, mais ils doivent souvent prouver leur force pour prendre la tête d’un groupe. Cette hiérarchie se reflète également dans l’accès aux onsen. Les macaques dominants, qu’ils soient mâles ou femelles, sont les premiers à accéder aux sources d’eau chaude et peuvent en profiter aussi longtemps qu’ils le souhaitent. Les individus subordonnés, en revanche, doivent attendre leur tour et n’ont accès aux onsen que pour une durée limitée. Cette différence de privilèges peut générer une certaine tension au sein du groupe. La compétition pour ces espaces thermaux peut être particulièrement intense durant les mois les plus froids, lorsque les singes ont besoin de se réchauffer pour survivre.

Hiérarchie onsen

Le moment est venu de laisser sa place.

Recherche parasites

Recherche de parasites.

Réflexion eau

En train de boire ou d’observer son reflet ?

Alors que certains macaques japonais se prémunissent du froid de l’hiver en se plongeant dans des sources d’eau chaude naturelles éloignées des villes, d’autres groupes de singes fréquentent régulièrement des onsen publics situés dans des villes thermales. Pour des raisons d’hygiène et de sécurité, ces onsen ont d’ailleurs été abandonnés par les citadins et ne sont, depuis lors, plus fréquentés que par des singes. La tolérance envers les singes en ville n’est pas si surprenante. Dans la culture japonaise, le macaque est souvent associé à des éléments spirituels et mythologiques. Il est considéré comme un messager des dieux et est vénéré dans de nombreuses traditions shintoïstes. De plus, l’image du macaque qui se prélasse dans l’eau chaude fait écho à l’idée de purification, une pratique essentielle dans la culture japonaise, en particulier dans les bains thermaux traditionnels. Les singes dans les onsen incarnent une forme de communion avec la nature et les divinités, ce qui explique pourquoi ils sont bien accueillis dans certaines stations thermales urbaines.

Vieux mâle macaque

Vieux mâle

Épouillage confort

Épouillage tout confort

La présence, en hiver, de macaques se baignant dans des onsen a depuis généré une attractivité touristique supplémentaire pour certaines villes thermales. Les nihonzaru sont devenus, d’une certaine manière, des mascottes qu’il est possible d’aller observer en hiver, se prélassant dans des eaux chaudes. Toutefois, cette proximité croissante entre les macaques et les humains a également engendré quelques difficultés, notamment en raison de l’habitude prise par les touristes de nourrir les singes venus se baigner. Le comportement alimentaire de ces derniers en a été bouleversé au point qu’ils ne recherchaient plus de nourriture par eux-mêmes, devenant dépendants de la main de l’homme. Certains tombant malades en raison d’une alimentation inadaptée. De nombreux touristes cherchaient également un contact rapproché avec les singes, voulant, par exemple, les caresser, ce qui générait un stress supplémentaire pour les animaux. Des réglementations strictes ont depuis été mises en place pour garantir que les macaques ne soient plus nourris par les visiteurs, mais aussi pour que les interactions entre singes et humains restent respectueuses. Les singes peuvent dès lors profiter pleinement du réconfort apporté par les sources d’eau chaude.

Tranquillité onsen

En toute tranquillité, dans un onsen.

Immersion Nagano

Regard pensif et vapeur d’hiver : immersion tranquille pour ces macaques dans les montagnes de Nagano.



Lutteurs se détendant durant le Naadam, Mongolie

Lutteurs

Lutteurs se détendant durant le Naadam, Mongolie
 

Le festival du Naadam (En Mongolien: Наадам, et en Mongolian classique: ᠨᠠᠭᠠᠳᠤᠮ) est un festival traditionnel célébré en Mongolie, Mongolie Intérieure et en Touva. Pendant le festival du Naadam, trois compétitions sont organisées: la lutte Mongole, la course de cheval, et le tir à l’arc. Ces trois compétitions sont organisées à travers tout le pays pendant le milieu de l’été, mais les sportifs mongols les plus célèbres se rencontrent pendant la compétition qui se tient à Oulan-Bator, la capitale du pays. Les femmes ont commencé à participer aux compétitions de tir à l’arc et de course de cheval, mais il n’y a pas encore de compétition féminine de lutte mongole.

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