Cambodge
Le glacier Tasman, le plus grand de Nouvelle-Zélande, offre à ses visiteurs un spectacle magnifique. De sa face sud, s’effondrent des pans de glace qui restent en flottaison dans un lac de couleur gris sombre. Ces icebergs donnent à une sortie sur le lac des allures d’expédition polaire.
La visite se poursuivra sur les rives du lac Pukaki, une autre curiosité de cette vallée glaciaire en raison de son eau turquoise.
Situation du glacier Tasman
Le glacier Tasman se situe au pied du Aoraki/Mt Cook. Ce glacier est long de 20 kilomètres et son épaisseur atteint en certains endroits 600 mètres. C’est ainsi le glacier le plus imposant de Nouvelle Zélande. Il y a environ 20 000 ans, ce glacier englobait ses voisins que sont Hooker , Murchison, Muelle… formant ainsi une langue de glace de plus de 115 kilomètres de long. C’est cette langue de glace qui a creusé les reliefs de la vallée, permettant ainsi aux lacs Pukaki et Tasman de se former au fur et à mesure que la surface du glacier diminuait.
Topologie du glacier Tasman (Carte interactive)
Le front du glacier Tasman surplombe un lac portant le même nom
Panorama du lac Tasman, à son extrémité gauche le glacier
Au pied de ce glacier se trouve le lac Tasman. Les fragments du glacier qui se brisent s’échouent dans le lac, et prennent l’allure de gros icebergs. Ces derniers fondent lentement, car la température de l’eau du lac ne dépasse pas les deux degrés celcius. Seulement 10% du volume des icebergs est visible, le reste se trouve sous surface de l’eau.
Icebergs à la dérive
Un iceberg, au fond le Aoraki/Mont Cook
Une promenade aux allures d’expédition polaire
Le glacier Tasman, dans sa descente, se charge de poussières et de morceaux de roche noire qu’il arrache à la montagne. Ces particules sombres s’accumulent dans la glace et restent à bord des icebergs lorsque ceux-ci se décrochent du glacier. Pendant la fonte de l’iceberg, la concentration en particule augmente, ce qui change la couleur de la glace. Ainsi, un iceberg nouveau-né aura une couleur blanche, tandis qu’un iceberg plus ancien aura une couleur grise terne. A la fin de la fonte, les particules de roche tombent dans le lac Tasman, lui donnant une couleur grise laiteuse.
La fonte de la glace, en apparence pure…
… forme parfois d’étranges amas de particules.
Une rivière prend sa source dans le lac Tasman. Cette rivière charrie les nombreuses particules de roches en provenance du lac Tasman, ce qui lui donne également la couleur grise. Comme les particules de roche ont une densité supérieure à celle de l’eau, elles coulent au fond de la rivière Tasman avant que celle-ci ne finisse sa course et ne se jette dans le lac Pukaki. L’eau glaciaire, lorsqu’elle arrive au lac Pukaki, est exempt de toute impureté, et donne au lac une couleur bleue turquoise incroyable.
Le lac Pukaki au petit matin
Le lac Pukaki et ses eaux turquoises
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Palette de couleur en Nouvelle Zélande
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Sous vos pieds, un sable chaud et doré par le soleil…
Les dunes autour de vous sont percées par des milliers de flèches de calcaire, certaines mesurant près de quatre mètres de hauteur, qui confèrent à l’ensemble une atmosphère étrange, presque surréaliste.
Vous êtes dans le désert australien des pinacles…
Continuer la lecture« Australie: Le désert des pinacles »
Rafflesia est un genre de fleur parasite vivant sous le climat tropical d’Asie du sud-est. Ce genre regroupe 28 espèces dont certaines peuvent mesurer jusqu’à 1 mètre de diamètre (Rafflesia Arnoldii), et peser près de 10kg. Même la plus petite espèce, Rafflesia Baletei a des fleurs de 12cm de diamètre. Les Rafflesias sont ainsi les plus grandes fleurs au Monde. L’espèce présentée dans cet article, la Rafflesia Kerrii, a un diamètre allant de 50 à 90cm.
Continuer la lecture« Malaisie: Rafflésia, la plus grande fleur au monde »
La Nouvelle-Zélande offre à ses visiteurs des paysages colorés et variés. Le blanc pur des glaciers côtoie au choix le bleu turquoise ou le vert émeraude des lacs d’altitudes. Une activité géothermique intense fait jaillir du sol des bassins de boues grises, ou encore des sources d’eau riches en soufres qui déposeront sur leur chemin de petites particules jaunes qui coloreront les sols…
Les photographies de cette série, qu’elles aient pour sujet un grandiose paysage ou le détail d’une curiosité geothermale, se veulent donc elles aussi riches en couleur.
Hauru falls
Riwaka valley vue de nuit
Reste végétal oxidé à Rotorua
Désolation aux alentours de Rotorua
Coucher de soleil sur le Taupo lake
Le Kepler Track dans le Fiordland National Park
Arc-en-ciel vegetal
Fougère épargnée par les vapeurs soufrières
Coulée colorée dans l’Orakei Korako
Plantes et sol coloré
Détail de dépots colorés
Lacs d’émeraude sur le volcan Tongarino
Cratère rouge du Tongarino
Zébrure de neige sur le Mont Tongarino
Ambiance forestière dans les Fiordlands
Glacier François-Joseph en reflet dans le bassin de Peter
Explosion de boue
Détail coloré
Algue verdoyante
Détail jaune
Détail rose
Boue grise en ébullition
Petites bulles dans un ruisseau
Le parc Abel Tasman
Tongariro National Park
Branchages mourants
Lake Taupo
Plage du parc Abel Tasman
Montagnes dans le Kahurangi National Park
Meybille Bay
Glacier François-Joseph et son reflet
Icebergs dans le lac Tasman
Bulles dans la glace
Au coeur du glacier François-Joseph
Lake Manapouri
Fiordland National Park
Arc en ciel entre les rochers
Ambiance dans une foret du Fiordland National Park
Lake Te Anau
Cascade dans le Fiordland National Park
Champignon violet
Lake Manapouri
Rivière de galet
Colline percant les nuages
Lake Pukaki
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Le glacier Tasman et le lac Pukaki
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Le train de bambou, appelé « Norry » en Khmer, est une forme originale de transport ferroviaire que l’on peut rencontrer sur la voie ferrée qui traverse de part en part le Cambodge. Un Norry est constitué d’un plateau de bois et de bambou d’environ 2,5 x 4 mètres posé sur deux essieux ressemblant à de grosses altères et motorisé à l’aide d’un petit moteur thermique. Il chemine ainsi sur les voies ferrées du Cambodge.
Le Kauri (Agathis australis), appelé aussi Kaori, est une essence d’arbre endémique de l’île nord de la Nouvelle-Zélande. Cet arbre fait partie des conifères. L’existence des Kauris en Nouvelle-Zélande remonterait à des temps très anciens, puisque de nombreux fossiles de cet arbre ont été découverts et dateraient de plus de 220 millions d’années.
Localisation de la forêt de Waipoua, Nouvelle-Zélande
Autrefois, des forêts épaisses de Kauris s’étendaient dans tout le Northland. On estime qu’avant 1800, les forêts de Kauris occupaient plus de 12 000 kilomètres carrés. Cependant, suite à la surexploitation forestière effectuée par les populations occidentales, on estime que seuls 4 % de la population initiale de ces arbres vénérables ont été épargnés. Ces rescapés se trouvent essentiellement dans la forêt de Waipoua.
La taille de ces arbres, associée à la rectitude parfaite du tronc, en faisait le bois d’ouvrage idéal pour la construction navale, notamment pour la fabrication des mâts de bateaux. La sève de cet arbre, appelée « gomme », était aussi prélevée pour la fabrication de vernis, de colles ou comme allume-feu. Ce prélèvement conduisait souvent à la mort de l’arbre, ce dernier étant par nature assez fragile malgré sa stature imposante.
Les Kauris encore vivants peuvent mesurer plus de 50 mètres de haut pour un diamètre supérieur à 3 mètres. Les études récentes estiment que les spécimens les plus anciens sont âgés de plus de 2000 ans. Aujourd’hui, des plans de conservation sont mis en place par le DOC (Department Of Conservation) : les arbres sont référencés et des sentiers balisés protègent leurs racines très sensibles du piétinement.
Kauri remarquable dans la forêt de Waipoua
Restes au sol de Kauris morts
Écorce de Kauri
Un arbre en particulier, appelé Tane Mahuta (« Seigneur de la forêt »), occupe une place centrale dans la cosmologie maorie. Il serait l’enfant de Papatuanuku, la « Mère Terre », et de Ranginui, le « Père Ciel ». À l’origine, ses parents vivaient si étroitement enlacés que l’univers en restait étouffé.
Tane Mahuta grandit avec force et sépara ses parents, permettant ainsi à la lumière et à l’atmosphère d’apparaître, créant la vie telle que nous la connaissons. Avec ses 51,2 mètres de haut et sa circonférence de 13,77 mètres, il est le véritable Seigneur de la forêt. Son âge est estimé à 2000 ans.
Tane Mahuta, le « Seigneur de la forêt »
Parmi les autres spécimens, Te Matua Ngahere est considéré par certains comme l’arbre de forêt humide le plus vieux de la planète (jusqu’à 4000 ans selon certaines estimations). Il possède un tronc colossal de 16,41 mètres de circonférence. On trouve également « Four Sisters », un arbre étonnant composé de 4 troncs distincts, soit l’arbre scindé le plus imposant de la forêt de Waipoua.
Te Matua Ngahere, le plus large des Kauris
Te Matua Ngahere
Four sisters, et sa structure à 4 troncs
Four sisters
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Le glacier Tasman et le lac Pukaki
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Uluṟu est une formation rocheuse située en plein coeur de l’Australie, en Territoire du Nord, a proximité d’Alice Spring. Uluṟu, ainsi que d’autres curiosités géologiques alentours (comme le Mont-Olga) fait partie du parc national d’Uluṟu-Kata-Tjuta. Ce parc, d’une superficie de 1325km² créé en 1987, a été classé la même année par l’UNESCO comme site naturel du patrimoine mondial.
Situation du parc national d’Uluṟu-Kata-Tjuta
Uluṟu/Ayers Rock
Uluṟu était le nom donné par les autochtones (Anangu) à cette formation sacrée à leurs yeux. Bien que ce mot n’est pas de signification précise dans la culture Anangu, il est parfois utilisé pour définir ou traduire les termes de « protection », « long sommeil », « périple » ou encore « liberté »… Rebaptisé « Ayers Rock » en 1873 par William Gosse, premier explorateur européen à avoir visité le site, le monument porte aujourd’hui la double appelation officielle Uluṟu/Ayers Rock.
Uluṟu/Ayers Rock, au coeur du parc national Uluṟu-Kata-Tjuta, avec sur la ligne d’horizon le Mont Olga
Contrairement aux idées reçues, Uluṟu n’est pas un monolithe, mais seulement la partie émergée (348mètres au dessus du sol) d une formation rocheuse qui continue profondément sous terre et porte le nom de « montagne-île » (imaginez un Iceberg fait de roches) Avec un périmètre de 9,4km, pour une longueur maximale de 2,5km, il s’agit de la deuxième plus grande« montagne-île » au monde, après le mont Augustus, situé également en Australie. Uluṟu est une formation rocheuse de grès très homogène, du fait qu’elle ne possède ni diaclase, ni clivage, elle résiste très bien à l’érosion et à l’usure du temps, puisque seul la partie extérieure est soumise aux intempéries. Il est donc très probable que sa forme n’est pas changée depuis 10000 ans, date à laquelle les premiers Anangus se sont installés dans la région. C’est également grâce aux éléments ferreux qui composent le grès constituant Uluṟu, que ce dernier prend cette teinte rouge/brun si caractéristique. En effet, par oxydation de ces éléments ferreux, la roche qui est grise à l intérieur du monument devient rouille une fois mise à nue.
Détail de la roche constituant Uluṟu, sous les écailles oxydées, de petites taches grises sont encore visibles
Selon la tradition des aborigènes d’Australie, le « Temps du rêve » (Tjukurpa en langue anangu) correspond à la période pendant laquelle le monde n’existait pas encore, mais était en cours de création par les « Grands esprits », qui apparaissaient sous la forme de plantes, d’humains ou d’animaux. C’est à ce moment, par exemple, que furent creusées les grandes rivières, qui sont les empruntes des déplacements sinueux d’esprits-serpents. Uluṟu fut ainsi érigé par deux enfants qui jouaient dans la boue après la pluie. Ces derniers auraient réalisé cette colline de boue de manière à pouvoir se laisser glisser sur les flans. Les traces de ces différentes glissades sont d’ailleurs encore visibles sur tout le pourtour d’Uluṟu. Aujourd’hui, les « Grands esprits » se tiendraient réfugiés sous Uluṟu, faisant de ce site l’un des plus sacrés de la culture anangu*.
Une «Trace de Glissade» le lond d’Uluṟu
Peinture rupestre
Uluṟu qui « appartenait » avant cela au gouvernement australien, fut rétrocédé en 1985 au peuple Anangu, en échange de quoi ces derniers ont accordés un bail d’exploitation de 99 ans à la National Parks and Wildlife agency. Cette organisation cherche encore aujourd’hui la meilleure voie à suivre dans la gestion du site. Par exemple, bien que perçut comme un sacrilège dans la culture Anangu, la National Parks and Wildlife agency, craignant une désertion des touristes, n’interdit toujours pas d’escalader la paroie d’Uluṟu. A l’inverse, la photographie de certaines zones d’Uluṟu pouvant porter atteinte aux aborigènes a été interdite, (ces zones étant réservées normalement à une élite et devant rester inconnues pour les non-initiés), mais il est bien difficile pour la National Parks and Wildlife agency d’en assurer le contrôle.
*Pour la réalisation de cet article, Uluṟu a été respecté. Les zones interdites n’ont pas été photographiées. Et Uluṟu n’a pas été escaladé.
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Lire l’article sur le désert des pinacles australien
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Les connaisseurs reconnaîtront certainement murènes, raie Manta, poissons-clowns et perroquets, seiches et calamars, différentes espèces de corail mous ou durs, ainsi que plusieurs crustacés. Bonne plongée à tous !
Tout le monde a déjà entendu parler des Açores… Au moins lors d’un bulletin météo. 😉 Un anticyclone présent au niveau des Açores agit en effet comme une barrière et empêche les précipitations d’Ouest de venir jusqu’en Europe. Cela reste cependant synonyme de pluies diluviennes et de vents violents pour la population açorienne.
Il ne m’a fallu que quelques minutes au sortir de l’avion pour me rendre compte que l’eau est omniprésente aux Açores. Pluie, ravines, sources d’eau chaude jaillissant de nulle part, torrents, cascades… Tout cela en plein Océan Atlantique ! Vous constaterez par vous-même sur les images que je vous ai concoctées que l’eau est partout. À vos ponchos !
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