Japon
L’archipel de Palaos, situé dans le Pacifique Ouest à l’est des Philippines, est constitué de plus de 250 îles. La plupart sont inhabitées, recouvertes d’une forêt tropicale primaire et de mangroves. Si cette présentation promet déjà l’aventure, l’existence d’un lac peuplé de millions de méduses sur l’une de ces îles rend la région réellement extraordinaire.
Situation du lac aux méduses
Bateau en approche de l’île de Eil Malk
L’île de Eil Malk (ou Mecherchar) mesure 6 km par 4,5 km pour une superficie d’environ 19 km². Comme la majorité des îles de l’archipel, elle n’est pas habitée par l’Homme en raison de sa faible dimension.
Cette île possède plusieurs lacs. L’un d’eux, niché dans l’écrin vert de la forêt tropicale et bordé de mangroves, ressemble à n’importe quel autre lac de la région si on l’observe depuis la rive…
…mais lorsqu’on plonge, on découvre le fantastique trésor qu’il renferme : bienvenue dans le lac aux méduses !
Il y a 12 000 ans, la baisse du niveau des océans a emprisonné un grand volume d’eau et ses habitants dans une cuvette naturelle au cœur de l’île. C’est ainsi que s’est formé le lac « Ongeim’l Tketau ». En l’absence de prédateurs, les méduses y ont prospéré jusqu’à envahir totalement les eaux, aujourd’hui alimentées principalement par la pluie.
Nager au milieu de millions de cnidaires
Méduse dorée (Mastigias sp.)
Le lac renferme principalement deux espèces : la méduse dorée (Mastigias sp.) et la méduse lune (Aurelia sp.).
Un concentré de méduses
Le lac s’étend sur 57 hectares (460 m de long sur 160 m de large). Avec une population estimée à environ 8 millions d’individus, la rencontre est inévitable à chaque mouvement de palme.
Un nageur parmi les méduses
Bien qu’elles possèdent toujours des cellules urticantes, ces méduses sont inoffensives pour l’Homme : leurs « morsures » sont trop petites pour être ressenties à travers la peau humaine.
Vue mi-eau mi-air du lac : les méduses dorées remontent vers la surface
Tout au long de la journée, les méduses suivent le soleil. Elles abritent une algue symbiotique, la zooxanthelle, qui produit des nutriments par photosynthèse. En échange de sa protection, la méduse profite de cette nourriture générée par la lumière.
Méduses replongeant plus en profondeur
Elles descendent aussi chercher du nitrogène plus en profondeur, sans jamais dépasser les 15 mètres : au-delà, l’eau devient anoxique (privée d’oxygène) et toxique pour la plupart des organismes.
Sous un ciel médusé
Depuis 2016, la population a chuté de 8 millions à environ 600 000 spécimens. Les scientifiques soupçonnent le phénomène El Niño : la sécheresse réduit l’apport d’eau douce, augmentant la salinité du lac au-delà du seuil de développement des méduses.
Une vue du lac sans ses millions de méduses habituelles
Méduses dans le lac aux méduses de Palaos
Une situation similaire s’était produite à la fin des années 90 après un autre épisode El Niño. La population s’était alors reconstruite ; nous espérons que l’histoire se répétera.
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Ardeadoris Egretta, mer des Célèbes
Ardeadoris est un genre de nudibranches (c’est à dire une « limace » de mer) pouvant mesurer jusqu’à 10cm de long
Les douze apôtres (The Twelve Apostles), Victoria, Australie
Les douze apôtres (The Twelve Apostles) désigne un regroupement d’aiguilles de calcaire dépassant de l’eau en bord de mer dans le parc national de Port Campbell. Ce site se situe le long de la route appelée « Great Ocean Road ».
Leur proximité les unes des autres crée la curiosité du site qui est une attraction touristique. À l’origine le site s’appelait Sow and Piglets. Bien qu’il n’y avait en réalité que neuf aiguilles à l’époque, ce nom fut changé dans les années 1950 pour le patronyme plus majestueux « The Twelve Apostles » (Les douze apôtres). En juillet 2005, un des blocs de calcaire s’est effondré, et il ne reste aujourd’hui que 8 colonnes visibles
壁に耳あり、障子に目あり – il y a des oreilles aux murs et des yeux aux Shôji (porte coulissante en papier) – Proverbe Japonais
Surnommé la “Perle Bleue” en raison de la pureté de son eau, le lac Khövsgöl (en mongol : ᠺᠥᠪᠰᠦᠭᠦᠯ) est un lieu sacré pour les habitants de la région. Ces derniers le désignent sous l’appellation de « Mère ». Les images présentées ici ont été réalisées en période estivale, lors d’un voyage à cheval de plusieurs semaines sur les rives du lac. En plus d’offrir une vue sur le lac, ces photos présentent également les habitants rencontrés lors du voyage.
Situation du Lac Khövsgöl
Le lac Khövsgöl se situe dans le nord du pays, proche de la frontière avec la Russie, dans la province éponyme : L’ « aïmag de Khövsgöl » (en mongol cyrillique : Хөвсгөл аймаг). La densité de population dans cette province n’est que de 1,2 hab./km2 (la moyenne pour la Mongolie est de 1,7 hab./km2).
Le lac Khövsgöl a une longueur de 136 km, et a une largeur de 36 km. Sa profondeur maximale est de 262 mètres. Cela en fait le deuxième plus grand lac et le plus profond des lacs de Mongolie. Ce lac contient près de 70% de l’eau potable de Mongolie et son volume de 480 km³ en fait le 19ème lac le plus volumineux du monde.
Poursuite dans la steppe : Un cavalier Darkhad (groupe ethnique mongol vivant dans la région) réunit une harde de chevaux. Comme lui, de plus en plus de cavaliers utilisent aujourd’hui des motos pour se faciliter certaines tâches, comme celle de réunir le troupeau.
Au coucher du soleil, vue sur Delgerkhaan, la chaîne de montagne située sur la rive Ouest du Khövsgöl nuur.
Le soir venu, une bergère effectue la deuxième traite de la journée. Chaque famille élève des vaches, chèvres, moutons, mais parfois aussi des yaks. L’agriculture est très peu présente en Mongolie. Seulement 0,6% du territoire est utilisé pour l’agriculture (À titre de comparaison, plus de 33% du territoire français est utilisé par l’agriculture – valeur année 2015).
Cavaliers aux abords du Lac.
La “Ger”, qui signifie en mongol “Famille” est l’habitat traditionnel du pays. Les étrangers appellent à tort cet habitat “Yourte” qui est en réalité le mot russe pour désigner ce type d’habitation. Une Ger offre une surface de 15 à 30 mètres carrés à ses occupants. Deux Mongols sont capables de monter cette habitation en 45 minutes environ. Et le démontage/pliage se fera en seulement 30 minutes. La structure est en bois et est recouverte de feutre. Par ses propriétés isolantes, le feutre permet de conserver un peu de fraîcheur à l’intérieur pendant l’été. En hiver, combiné au poêle à bois, le feutre permet de garder la famille au chaud malgré des températures extérieures très froides.
Le lac Khövsgöl est un cousin du lac Baïkal. Ce dernier, mondialement connu, se situe en Sibérie, 195 km plus au nord. Ces deux lacs ont été formés par le même mouvement de plaques tectoniques. Le lac Khövsgöl serait âgé de 2 à 5 millions d’années.
Tour de vélo dans la steppe.
Dans cette région sujette à la sécheresse, le lac Khövsgöl fournit une eau pure aux trois groupes ethniques majoritaires de la région (les Darkhads, les Bouriates et les Tsaatanes) et est ainsi considéré comme sacré par les populations locales.
Ce petit ruisseau émergeant de la Taïga ira grossir l’une des 96 rivières qui se jettent dans le lac Khövsgöl. Ainsi, même si près d’une centaine de rivières alimentent en eau le lac Khövsgöl, une seule en ressort, il s’agit de la rivière Eg. Cette rivière parcourt alors 1000 km avant de finir sa course dans le lac Baïkal, situé en Russie. La Taïga, visible au fond, est la plus grande forêt au monde (elle recouvre 10% des terres émergées de la planète). Cette forêt est peu présente en Mongolie, mais sa lisière se situe à l’extrême nord du pays, à proximité du lac Khövsgöl.
Kushi et sa grand-mère.
Bois mort sur une berge du lac Khövsgöl.
La vallée Darkhad (en mongol cyrillique : Дархадын хотгор) : La chaîne de montagne qui longe la côte ouest du lac Khövsgöl est elle-même entourée de la vallée Darkhad. Cette vallée, recouverte de steppes, sert de pâture aux troupeaux des éleveurs.
Fleur au bord du lac. En second plan, on peut apercevoir la rive est du lac. Contrairement à la rive Ouest qui est montagneuse, la rive Est a un relief très plat.
Ce cheval observe son cavalier qui observe lui-même un autre cheval. Ce second cheval étant la monture du Toucan.
Chuluun (ce nom signifie “Pierre”, “Roc”) et sa petite sœur Kushi (ce nom signifie “vie heureuse”). En Mongolie, les prénoms masculins désignent souvent une caractéristique que les parents souhaitent trouver chez leur enfant. Bat (Fort), Bold (Acier), Chuluun (Pierre/Roche) sont des noms que l’on rencontre fréquemment chez les hommes. Les femmes quant à elles portent souvent des noms de fleur ou de qualités, tels Oyuun (Sagesse), Udval (Chrysanthème), Narantsetseg (Tournesol), etc.
En raison des dérèglements climatiques de ces dernières années, il est de plus en plus difficile pour les éleveurs d’assurer la survie de leur troupeau. Les “dzud” ont en effet tendance à se multiplier. Un “dzud” est un phénomène climatique qui se caractérise par un hiver très rude. Les températures peuvent ainsi chuter jusqu’à -40°C ou -50°C pendant des mois. De plus, si les précipitations sont importantes, le manteau neigeux sera trop épais pour permettre aux troupeaux d’accéder à la nourriture. Si cet hiver rigoureux succède ou est suivi par un été caniculaire, les bêtes ne pouvant pas régénérer leurs réserves de graisses succombent par milliers. L’hiver 2009/2010, un “dzud” très violent a frappé les steppes mongoles : plus de 8,5 millions de têtes de bétail sont mortes, soit environ 20% de l’ensemble des troupeaux mongols. L’hiver 2015/2016 a encore été très dur à encaisser par les animaux. 858 100 bêtes avaient déjà péri des suites de cet hiver au 7 Avril 2016.
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Découvrir son cousin : le Lac Baïkal gelé
— Ressources complémentaires —
Banc de Poisson-rasoir (Centriscus scutatus), mer des Célèbes
Le poisson-rasoir a une taille maximum de 15 cm. Il se déplace en banc, et nage en position verticale, la tête en bas. Il parcourt les fonds sablonneux à la recherche de petits crustacés qu’il aspire avec sa bouche tubulaire
Mihintale est un site du nord du Sri Lanka, près d’Anurâdhapura. Ce site est un lieu de pèlerinage car il aurait été le lieu de rencontre entre Devanampiya Tissa et les émissaires d’Ashoka (Mahinda et Sanghamita) qui auraient importé le bouddhisme dans l’île.
Saut de Kangourou roux (Macropus rufus), Australie
Le kangourou est le champion du saut en longueur. En un saut, il est capable de parcourir plus de 9 mètres de distance. Il est aussi capable de sauter à 3,30 m de hauteur.
Cascade de Ravana – Sri Lanka
Cette cascade mesure approximativement 25m de hauteur et est l’une des plus large du pays. Son nom lui vient du légendaire roi Ravana, l’un des illustres personnages du récit épique indien, le Ramayana. Selon le Ramayana, Ravana (qui à l’époque était le roi de l’actuel Sri-Lanka) a kidnappé Sita, la femme de Rama. Il s’agissait d’un acte de vengeance envers Rama, car ce dernier, aidé par son frère Lakshmana aurait coupé le nez de Shurpanakha, la sœur de Ravana. Ravana kidnappe donc la princesse Sita et la dissimule dans la grotte située derrière la cascade. A cette époque, le lieu était entouré d’une forêt épaisse et sauvage.
Rama engagea une recherche longue et difficile pour retrouver sa femme, et finalement une guerre éclata entre ses armées et celles de Ravana. Les combats, d’une ampleur inimaginable mêlaient magie et destruction. Finalement, Rama exécuta Ravana sur le champ de bataille et put libérer sa femme, Sita.
Le bassin situé au bas de la cascade servait également de lieu de baignade à Sita, ce qui lui confère aujourd’hui un statut mythique.
Grenouille arboricole arlequin (Rhacophorus pardalis), Bornéo, Malaisie
La grenouille arboricole arlequin est une espèce de grenouille de la famille des Rhacophoridae. On peut l’observer à Brunei, en Indonésie, en Malaisie, en Thailande, ainsi qu’aux Philippines. Son habitat naturel est principalement les forêts humides subtropical ou tropical de basse altitude (infèrieur à 1000 mètre d’altitude), dans lesquelles elle trouve les marais d’eau douce qu’elle affectionne. Comme beaucoup d’animaux cette grenouille est victime de la destruction de son habitat naturel. Ce spécimen a été observé le long d’une rivière kinabatangan, sur la partie malaisienne de Bornéo